Présentation

Bordée par la forêt d’une part et par l’Authion d’autre part, Corné allie sans conteste la tranquillité de la campagne avec une modernité toute urbaine. La proximité de la nature invite aux escapades, pédestres ou équestres. La présence de son église Saint-Blaise, de facture gothique, sait éveiller la curiosité.

Avec près de 3 000 habitants, ce village dans le cadre du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, propose des services essentiels à la vie quotidienne et de nombreuses activités associatives. Les bois au Nord, l’Authion au Sud, offrent de magnifiques promenades que ce soit à pied, à vélo ou à cheval.

Afin de mieux découvrir le village et ses environs vous pourrez emprunter les sentiers de balades. Le parcours « santé » balisé, conciliant balades et activités sportives, vous apportera vitalité par la pratique des exercices. Le sentier d’interprétation vous permettra de découvrir en famille de façon ludique  l’Authion, sa faune et ses fleurs.

 

Fiche d’identité

  • Maire délégué : Marie-France Renou
  • Superficie : 16,63 km2
  • Population : municipale 2 881 habitants – totale 2 936 habitants (au 1er janvier 2016, recensement 2013)

     

Histoire

Des origines à la Révolution

Le peuplement de Corné est ancien, comme en témoigne la découverte de haches de pierre polie, dites « Celtae », qui prouveraient l’existence d’un village dès l’époque celte (vers 500 avant J.-C). D’autre part, la découverte au lieu-dit de Quiquère, de 458 pièces d’or romaines du IIe siècle après J.-C, témoignerait du passage à Corné de la voie romaine Angers – Tours.

Il faut attendre le XIe siècle pour trouver une trace écrite de l’existence de notre village dans les cartulaires de plusieurs abbayes angevines. Après avoir subi quelques modifications au cours des siècles, Cohornei (1050), Corneium (1130), Coorné (1175), Courné ou Cournay (XVIIe siècle), le nom de Corné se fixe au XVIIIe siècle. Ce nom tire probablement son origine du patronyme d’une famille de Corné, seigneur de petite importance relevant du Comte d’Anjou.

En 1790, l’agriculture constitue l’activité essentielle de la population. L’artisanat et le petit commerce occupent le reste des habitants ; quelques uns exercent des métiers liés au traitement du chanvre. Les habitants bénéficient du droit de vaines pâtures, ce droit appliqué à Corné sur le terrain communément appelé la Baillie a été octroyé par un règlement de Jeanne de Laval le 2 mai 1471.

Le temps des guerres

Le 2 août 1815, les troupes prussiennes font leur entrée à Corné. Elles quittent la ville en septembre de la même année. Pendant la guerre de 1870, quelques habitants de Corné sont réquisitionnés pour fournir bois et nourriture aux soldats de la 2e armée de la Loire. Une ambulance militaire est installée. 15 soldats du bataillon des mobilisés de Rochefort y décèdent. En 1875, un monument à leur mémoire est érigé au cimetière.

La mobilisation générale intervient le 2 août 1914. Corné participe à l’effort de guerre en logeant des militaires et en fournissant des denrées pour le ravitaillement de la population angevine.

Pendant la 2e guerre mondiale, Corné connaît des évènements dramatiques ; 42 hommes sont fait prisonniers et envoyés en Allemagne entre 1939 et 1945, 14 autres sont réquisitionnés dans le cadre du Service du Travail Obligatoire de 1943 à 1945. Les allemands traversent Corné en juin 1940 mais ne l’occupent qu’à partir de 1944. La Baillie leur sert de terrain d’aviation mais est bombardée par les alliés à partir de juin 1944. Corné est libéré le 8 août 1944. Cependant un dépôt de prisonniers de guerre allemand demeure installé entre août 1945 et 1947.

 

Patrimoine

La mairie

Auparavant, la mairie était située sur la place publique à l’ouest de l’église. Elle fut détruite en 1821 pour laisser place à la route départementale n°4 d’Angers à Longué. Une nouvelle mairie est construite, mais trop exigu, le bâtiment est abandonné et une mairie école est construite en 1838. Le bâtiment a subi de nombreux travaux depuis lors.

L’église

A l’origine, il n’existait qu’une chapelle du prieuré datant du XIe siècle dont certaines parties de la nef subsistent, l’église dédiée à Saint Blaise est reconstruite à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle à la suite d’un incendie. L’église fait l’objet de nombreux travaux tout au long du XVIIIe siècle. L’autel et le chœur sont reconstruits en 1727, des réparations sont effectuées en 1738 comme en témoigne le cadran solaire en ardoise sur lequel est inscrit « J. Dubreuil » et la date de 1738.

Sous la Révolution l’église est profanée, le clocher détruit, les combles incendiés. Les réparations se suivent dans la première moitié du XIXe siècle et l’église est restaurée en 1887-1889 et 1911. Le 8 novembre 1972, l’église est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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